Un peu plus tard nous voilà dans un ciel cotonneux.
Pour en savoir plus sur ce mammifère, clique sur lui.
Cette basse région de la Martinique, avec sa mangrove et ses pays noyés par les fortes pluies, conserve dans son nom, le souvenir de ces pacifiques animaux, chassés pour leur viande par les
premiers habitants amérindiens et européens. Au 17e siècle, son territoire était
inhabité à cause des nombreux marécages qu’on y trouvait. Seules des espèces aquatiques y séjournaient dont les fameux lamantins.
Cette statue se trouve face à la mairie de la ville. Cette jeune fille, grâcieuse, est vétue d'une jupe plissée et d'un chemisier. Il semblerait qu'il n'est pas très éloigné le temps où
elle pouvait nourrir cet animal herbivore.

Je n'ai pas résisté à vous montrer de plus près la jolie paire de chaussures (et chaussettes) déposée juste en bas du rocher. Le sculpteur a admirablement reproduit cette scène dans ses
moindres détails.
Je vous laisse admirer de plus prés cette charmante statue.
Et là ... traversant tranquillement le chemin, cette demoiselle, appellée communément "Matoutou" et
plus scientifiquement " Avicularia" s'arréta quelques instants pour se faire admirer. Vite, j'ai sorti mon APN et voilà, immortalisée " la Petite". Si tu veux en savoir plus sur ses
origines, clique sur l'image.

Matoutou falaise
C'est une grosse mygale velue d'une dizaine de centimètres dont l'espèce
est protégée. Elle est impressionnante surtout du fait qu'elle peut sauter. Mais elle est peu agressive. Attention à ne pas trop la chatouiller, elle est quand même venimeuse !
Les chienchiens prennent des risques mais "la petite" semble se prendre au jeu et tant mieux pour leurs
gentils museaux.
(
Vidéo du Net. )
Une précision importante, ne pas confondre le nom de cette belle araignée avec la bonne recette antillaise appellée aussi MATOUTOU.
Eh oui ! je n'ai pas pû m'en empêcher. Si vous ne le savez pas encore et bien voilà c'est fait. Je
suis née dins ch'nord, fait mes études à Lille.
Je suis une ch'ti ... clique sur l'image.

A l'époque, chaque jeudi après-midi, j'arpentais les rues de Lille en attendant l'heure de mon train qui me
ramenait chez moi. Une très belle ville.
Clique
sur l'image et laisse-toi guider
Et puis, il y a les souvenirs d'enfance quand on faisait 100 kms en vélo en deux jours pour
aller en vacances au bord de la mer. Et 20 Kms chaque dimanche pour aller voir ma grand-mère.
"Ch'te carrette, j'éto e dins quind j'éto p'tiote"
Passe ton curseur sur la charette et peut-être que tu me trouveras ?
On a beaucoup parlé du Maroilles mais moi je préfère le " vieux-Lille" appellé aussi "Gris de
Lille" ou "Vieux Puant". Il porte bien son nom. La meilleur façon de le manger, c'est étalé sur une tartine de bon pain du nord trempé dans un café chaud bien noir. Hum ! quel délice ! Ne
vous méprenez pas, ce n'est pas un camenbert !
un Clic sur l'image.
Un dernier site de photos du quartier le "vieux-Lille" (rien à voir avec le fromage)
Quelques expressions en ch'ti
I drache.
Il pleut.
T'es fin biau
Tu es très beau
Quoque ch’est qu’te berdoulles ?
Qu'est-ce que tu fabriques ?
camuche-te
cache-toi
Dins ch’Nord, y’a toudis eun'alambic sus ch’fû
Dans le nord y'à toujours une caftière sur le feu
ch'ti lal, y manque ine touc
Celui-là il lui manque une case
que fouf'teux !
Il est mal habillé.
ch'est d'el chirloute
Son café c'est de l'eau.
Armonte et'maronne, tin pantalon i quet
Remonte ta culotte, ton pantalon tombe.
chu mate
Je suis fatigué.
In buque al porte, va vir qui ché !
On frappe à la porte, va voir qui est-ce ?
La "case créole" est une habitation que l'on trouve encore un peu partout dans les Antilles. Ses
origines remontent au début de notre ère.
Les Indiens Arawaks, occupants de la Martinique, construisaient déjà des huttes traditionnelles.
L'abondance du bois, l'influence amérindienne ont poussé les premiers colons à multiplier ces abris que les traditions des esclaves africains ont contribué à implanter dans les îles antillaises.
Dans les campagnes du sud il reste quelques rares cases en "gaulettes" branchages tressés de "ti-baume". Dans le nord c'est plutôt le bambou qui était utilisé.

C'est au 16ème siècle, avec l'arrivée de l'homme blanc et des premiers esclaves noirs, que la case créole a pris son style actuel.
La case planches.
Au fur et à mesure du temps l'évolution des matériaux pour la toiture a évolué
Paille.
Toles tuiles rondes ou "tuiles pays"

Puis vient la case maçonnerie avec parpaing et fribrociment.
Le muret protège le bois de l'humidité du sol. Les persiennes clayettes assurent la ventilation.
La case s'agrémente peu à peu d'une véranda ouverte, lieu de vie le plus important de la maison.
Elles sont aujourd'hui parfois encore habitées ou abandonnées, fermées, utilisées pour les commerces artisanaux ou petits restos typiques. Elles perdurent la tradition et il serait dommage qu'elles disparaissent.


